Tant qu'à diversifier ce blog, allons y franchement
J'ai passé il y a peu un extraordinairement chouette week-end à Strasbourg, avec des copines formidables. Et à Strasbourg, il y avait un petit bout d'homme de quatre ans et demi, bourré
d'imagination et d'humour, qui voulait que je lui raconte une histoire. Il m'a sacrément aidé à l'emmancher, cette histoire. Et comme elle a plus à mes fils et à d'autres enfants que je connais (et
comme ça fait un bail que je n'ai rien écrit par ici), la voici telle quelle.
Copiée collée sur word, puis imprimée, les espaces laissés blancs peuvent être illustrés par les enfants en ayant envie, et voilà un après-midi pluvieux d'occupé

(merci tatie pataclop de tes brillantes idées décroissantes
La Planète des dragons
Il était une fois, aux confins de l’univers, bien plus haut que la lune , plus haut encore que le soleil, une petite planète entièrement peuplée de dragons.
Ces derniers, pour qui y aurait jeté un coup d’œil peu attentif, paraissaient tous se ressembler, mais aucun n’était exactement comme son frère, son voisin ou son meilleur ami.
Voyez par exemple Harry Beau. Ce jeune dragon aux écailles molles, gluantes, chatoyant de mille couleurs n’avait jamais de sa vie craché la moindre flamme. Par contre, à chaque fois qu’il riait,
s’échappaient de sa bouche des bonbons. A peine pouffait-il que deux ou trois petits marshmallows se trouvaient projetés devant lui, un franc éclat de rire et c’était déjà des
dizaines de bonbons de taille et formes différentes qui jaillissaient de son sourire hilare. Et quand au printemps, heureux, il riait à gorge déployée, se frappant les cuisses de ses grosses
pattes griffues , des centaines, des milliers de bonbons multicolores s’écoulaient en flot, tant et si bien que les bonbons, trop nombreux, roulaient au sol et tombaient à travers l’univers
sur la planète Terre où les petits enfants fêtant le carnaval étaient bien contents d’avoir à les ramasser.
Sur cette planète vivait aussi Lola Kwa. Cette dragonne sentimentale ne pleurait jamais, car les dragons ne pleurent pas, du moins pas par les yeux. Par contre, à chaque fois qu’elle était
émue, de sa bouche se déversaient des larmes fraîches et bienfaisantes. Lorsqu’elle lisait des romans d’amour (elle en était friande), c’était de véritables torrents qui coulaient. Lorsqu’elle
serrait contre elle ses enfant en se souvenant à quel point elle les aimait, la rivière ayant source dans sa gueule était presque intarissable. Lola alimentait tous les fleuves, les mers et les
océans de la petite planète, mais comme les fleuves, les mers et les océans ne suffisaient pas à contenir ses larmes, le surplus finissait par tomber, à travers l’univers, sur la planète Terre où
elles rafraîchissaient les hommes et les animaux, faisaient germer les graines, pousser les plantes, les fruits et les légumes.
Miss Trall était une vieille dragonne d’humeur bougonne et malcommode. Un rien suffisait à déclencher son courroux. Un jeune dragon parlant trop fort et la voilà déjà à soupirer bruyamment. Que
sa pelouse vienne à être piétinée au hasard d’un jeu, et elle soufflait, irascible. Quand le dimanche avant midi son voisin jouait du saxophone, elle tempêtait. Tempêtait au sens premier du
terme, d’ailleurs, car de sa vieille bouche édentée s’échappaient des rafales de vents et des ouragans. Elle soufflait souvent si fort que le courant, à travers l’univers atteignait la planète
Terre, où il apportait aux hommes le soulagement d’un petit vent frais les soirs d’été, la beauté des vagues de la mer, et aux enfants, de quoi jouer avec leurs cerfs-volants.
Le timide et rêveur Antonin Bus, lui aussi dragon de son état, passait sa vie le nez en l’air, à se souvenir de choses existantes et imaginer des choses qui n’existaient pas. Il faisait
tout très lentement, au rythme qui était le sien, en baillant aux corneilles. Et quand il baillait, des volutes blanches et silencieuses provenant de sa bouche se mettaient à flotter devant lui.
Ces nuages s’amoncelaient au dessus de sa tête, tantôt léger et filandreux, tantôt, les jours de grand ennui, lourds, menaçants et gris. Au hasard des colères de la vieille Miss Tral les nuages
s’en allaient, se culbutaient entre eux, étaient poussés, à travers l’univers, jusqu’à la planète Terre, amenant aux hommes une ombre bienfaisante, aux enfants, des dessins amusants et toujours
changeants, aux oiseaux de la barbapapa douce et sucrée à picorer lorsqu’il volaient très haut.
A propos d’oiseau, savez.-vous où ils prennent naissance ? Tout comme les papillons, les abeilles, les libellules, les mouches et tous les autres animaux ayant le pouvoir de voler, dans la panse
d’Eloi Zo, dragon aussi, évidemment. Eloi Zo n’avait que 327 ans, c’était le plus jeune habitant de cette planète, encore un bébé. Et ce tout jeune dragon gazouillait du matin au soir et du
soir au matin (bien que ses parents auraient préféré à ces heures-là le voir dormir), expérimentant tous les sons, toutes les gammes, toutes les intonations possibles. S’il poussait de petits
cris stridents, des nuées de mouettes prenaient depuis sa bouche leur envol. S’il s’essayait à des vocalises plus graves, des corbeaux et des perroquets s’élançaient. Qu’il lance un fort élégant
« Pffffllll », des mouches, des moustiques, des abeilles,… Et les oiseaux et les insectes partaient, dans le souffle du vent ou sur le dos d’un nuage, à travers l’univers, jusqu’à la
planète Terre où les hommes les regardaient voler en rêvant de faire de même, où leur vol annonçait l’arrivée ou le départ de l’été, le temps des moissons et celui des semences.
Tant qu’à parler des plus éminents habitants de la planète des dragons, il faut veiller de ne point oublier de mentionner l’étrange monsieur Roland Padaire. Cet intellectuel aux écailles
grisonnantes était un inventeur. C’était lui, le père du fil à couper le Kramola (le Kramola était une pâte à tartiner dont les dragons étaient gourmands) et de la roue (invention dont personne
ne voyait encore l’utilité, mais qui était fort esthétique). A chaque fois qu’il avait une nouvelle idée, de sa bouche jaillissait une éblouissante lueur d’intelligence qui éclairait tout le ciel
alentour. Et quand il s’agissait de grandes idées, la lumière était si vive que le soleil lui-même prenait un jour de repos et laissait le soin à Roland Padaire d’éclairer, à travers l’univers,
la planète Terre où les rayons réchauffaient les hommes, éclairaient leurs journées, leur donnait l’envie d’aller se promener ou cultiver leur jardin.
Pour conclure ce rapide tour d’horizon, il me faut vous présenter Lucas Serolle. Lucas Serolle ne crachait rien du tout, et ce n’était pas faute d’avoir essayé. Lucas Serolle ne ressemblait même
pas vraiment à un dragon, mais sa tête ressemblait à une casserole, son dos à une casserole, sa queue à une casserole, ses pattes à des casseroles. Lucas faisait rire les enfants, mais surtout,
il était d’une telle gentillesse et d’une telle douceur, que dès qu’un conflit surgissait entre dragons (à vivre si nombreux sur une si petite planète, il n’était pas toujours facile de les
éviter), c’était lui qu’on allait trouver. Toujours de bon conseil, il était garant de la tranquillité et de l’amitié qui régnait tout là haut, aux confins de l’univers, bien plus haut que la
lune, plus haut encore que le soleil.
Laissons là un moment nos dragons à leurs petites vies, et atterrissons à notre tour sur terre, à Epique plus précisément, et plus précisément encore dans le château du Roi Telet, où vivait
beaucoup de monde. Parmi tous ces gens, une famille de chevaliers composée d’un papa chevalier, d’une maman chevalier et d’un petit Arthur chevalier menait une existence heureuse.
Tous les soirs avant d‘aller dormir, Papa Chevalier racontait à son fils les exploits de ses ancêtres, les dragons combattus, les fabuleux trésors ainsi découverts (il faut savoir que les dragons
sont bien souvent gardiens d’un trésor). Lui-même, plus jeune, avait combattu quelques vieux dragons arthritiques et ainsi rencontré une certaine renommée. Hélas, tout ceci appartenait désormais
au passé. Des dragons sur terre, personne n’en avait vu depuis belle lurette. Trop de chevaliers chercheurs de trésor les avait trop souvent combattus.
Tous les soirs, Arthur s’endormait pourtant en rêvant d’aventures extraordinaires, de chasse aux dragons, de coffres remplis d’or et de diamants. Il s’imaginait rentrant un jour au château
couvert de gloire, riche et fier.
Arthur parlait souvent de son rêve à son papa. Mais ce dernier avait beau chercher un dernier dragon miraculeusement rescapé, même un très très vieux, un tout petit, un pas très beau, il n’y en
avait nulle trace, pas la moindre griffe, pas la moindre écaille à se mettre sous l’épée. Mais comme Papa Chevalier n’était pas homme à renoncer à la moindre difficulté, il eut un jour une idée.
Arthur et lui, avec l’aide de Maman Chevalier, allaient construire leur propre fusée spatiale, avec laquelle ils exploreraient tout l’univers. Et foi de chevalier, des dragons, ils finiraient
bien par en trouver.
Pendant de longues semaines, de la remise du château, des bruits de marteau, de scie et de chalumeau se firent entendre. Arthur et son père travaillaient assidûment à la réalisation de leur
engin. Enfin, le grand jour arriva : tous les habitants du château d’Epique se réunirent pour souhaiter un bon voyage aux deux aventuriers et ce fut le roi lui-même qui enclencha le processus de
mise à feu permettant à la fusée de décoller.
Après un très long voyage où ils visitèrent des planètes désertes et des planètes peuplées d’êtres n’étant pas des dragons, nos deux amis arrivèrent un jour aux confins de l’univers, bien plus
haut que la lune, plus haut encore que le soleil. Il y avait là une petite planète, où vivaient des dragons. Ces derniers, pour qui y aurait jeté un coup d’œil peu attentif, paraissaient tous se
ressembler, mais aucun n’était exactement comme son frère, son voisin ou son meilleur ami.
Arthur et son papa atterrirent, et, l’épée à la main, le père devant et le fils derrière, partirent à l’attaque des dragons.
Assis devant sa porte, le dragon inventeur Roland Padaire prenait le frais. Plongé dans des abîmes de réflexion qui projetaient devant lui un faisceau lumineux semblable à celui d’une lampe
torche, il n’entendit pas approcher nos deux chevaliers. Soudain, il entendit une voix enfantine lui crier : « En garde, immonde bête féroce. Nous allons t’attaquer et nous emparer de ton
trésor » Surpris, Roland répliqua qu’il ne savait pas exactement ce qu’était un trésor et qu‘il ne savait donc pas si il en avait un. Il ajouta également que par contre il savait que s’il
disparaissait, la lumière s’arrêterait de jaillir de sa bouche, que le soleil ne pourrait plus jamais se reposer et qu’il se fatiguerait donc vite, et que, loin là bas à travers l’univers, les
hommes auraient froid, qu’il ferait toujours gris et triste.
Penauds, Arthur et son papa rengainèrent leurs épées, bredouillèrent quelques mots, et s’en allèrent un peu plus loin.
Ils n’eurent guère que quelques pas à faire avant de se retrouver face à une vieille dragonne occupée, en pestant, à redresser l’herbe de sa pelouse au moyen d’un râteau. Un tel vent s’échappait
de sa bouche qu’Arthur et son père avaient du mal à avancer et qu’ils devaient tenir à deux main leurs casques pour éviter qu’ils ne s’envolent.
Le petit garçon cria : « En garde », mais l’ouragan couvrait sa voix. Le père s’apprêtait à lancer un assaut mais Miss Tral , les ayant vu s’avancer , était si furibarde à l’idée que
quiconque ce jour là piétine à nouveau sans ménagement son jardin, que le vent redoubla de force. Le chevalier se trouva projeté vivement en arrière, et ce fut Roland Padaire qui vint l’aider à
se relever. Le dragon inventeur, riant sous cape, en profita pour lui expliquer qu’il ne savait pas non plus si Miss Tral gardait ce que les hommes appellent un trésor, mais que, si la vieille
dragonne disparaissait, il n’y aurait plus jamais, loin là bas à travers l’univers de vagues dansant sur la mer, plus le moindre souffle pour vous rafraîchir quand il faisait trop chaud, plus
aucun courant vous amenant une réconfortante odeur de tarte aux pommes au hasard d’une rue.
Le père commençait à se dire que ce périple n’était peut-être pas une si bonne idée, mais, soucieux de ne pas décevoir son fils, il ne dit rien, et ils avancèrent encore un peu plus loin.
Plus ils avançaient, et plus le brouillard se faisait épais. Ce fut bientôt une véritable purée de pois, on y voyait guère à deux pas et Arthur tenait fort la main de son papa afin de ne pas le
perdre. Soudain, la tête du petit garçon heurta quelque chose; il tendit les mains et palpa pour voir de quoi il s’agissait. « Des écailles, une queue, des griffes, mais ma parole, c’est un
dragon ! En garde, vil animal, je vais te pourfendre de mon épée et ton trésor sera pour moi ! » Surpris, le jeune Antonin Bus, ne sachant pas s’il avait affaire à un vrai chevalier où
s’il s’agissait juste d’une de ses fréquentes rêveries, bégaya : « Mais…mais… heu… je n’ai pas de trésor, moi… Et puis, si vous me tuez, plus jamais sur terre, loin là bas à travers
l’univers, il n’y aura de nuages. Et sans nuages, plus d’ombre bienfaisante, plus de dessins dans le ciel, plus de barbapapa pour les oiseaux d’Eloi » « Qui est donc Eloi ? »
« C’est le bébé, assis juste là bas, on ne le voit pas avec ce brouillad, on l’entend seulement. Quand il gazouille, des bécasses et des coccinelles, des abeilles et des hirondelles sortent
de sa bouche . Il ne faudra pas le pourfendre non plus, je n’ai jamais vu de trésor à ses pieds. Et sans lui… » « Oui, je sais », rétorqua impatiemment Arthur « loin là
bas à travers l’univers, gna gna gna… il n’y aura plus d’oiseau. » Le garçon tourna les talons en entraînant son père.
Malgré la réponse excédée qu’il avait faite à Antonin, Arthur commençait à se douter que ce périple n’était peut-être pas une si bonne idée, mais, soucieux de ne pas décevoir son père, il
ne dit rien, et ils avancèrent encore un peu plus loin.
Le brouillard commençait enfin à se dissiper et nos chevaliers marchaient d’un pas plus assuré. Chacun ruminait dans sa tête l’idée d’arrêter là l’aventure et de redescendre, loin là bas à
travers l’univers, sur la planète Terre, mais ne savait pas comment en parler à l’autre. Ils furent interrompus dans leurs réflexions par la vue d’une dragonne lisant, assez inconfortablement
installée, la tête au dessus d’une fontaine débordant et déversant son surplus en une luxuriante rivière. Roland Padaire, qui, curieux, les avait suivis jusque là les rejoignit et leur dit :
« comme vous le voyez, Lola ne crache pas du feu, mais de l’eau, et cette eau, dont le surplus coule, loin là bas à travers l’univers, jusqu’à la planète Terre, tombe en pluie et alimente
vos fleuves et vos mers, fait pousser vos récoltes. Quand elle est enrhumée en hiver, ce sont mêmes de petits flocons blancs qui s’échappent de sa bouche, et le spectacle est, ma foi, assez
joli »
Il y avait plus loin un jeune dragon occupé à jouer au ballon. Avisant que le père, soucieux d’en finir d’une manière ou d’une autre, avait déjà porté la main au fourreau de son épée, l’inventeur
dit simplement : « faites ce que vous voulez, mais un carnaval sans bonbons tombés du ciel grâce à Harry, ma foi, ce n’est pas très amusant » Amusé, Arthur lui demanda comment
faisait ce dragon pour réussir ce tour formidable, et Roland lui raconta que ça prenait Harry quand il riait. Le petit garçon envisageait déjà d’aller chatouiller le dragon pour obtenir une
prodigieuse récolte, quand se fit entendre un tonitruant bruit de ferraille.
La chose qui s’avançait face à eux ne ressemblait guère à un dragon. Tête de casserole, dos de cassrole, queue de casserole, pattes de casserole. Un animal laid comme celui-ci n’avait assurément
aucun pouvoir. La pourfendre ne serait sans doute pas si glorieux qu’ils l’avaient imaginé (pour peu qu’une telle chose puisse se pourfendre), mais ils auraient au moins un exploit à compter en
retrant au château. Père et fils se mirent en garde. Tous les dragons de la planète, soucieux de ce qu’il pouvait advenir, firent cercle autour d’eux.
Ce fut Miss Tral qui s’interposa la première.
« Si vous portez le moindre coup à Lucas, je serai si en colère et pendant si longtemps, que tout l’univers et votre planète avec sera balayé durant des siècles par des raffales de
vents, des tempêtes, des ouragans et des cyclones . »
Lola Qwa, parlant à grand peine puisque des litres d’eau dus à l’émotion de la situation jaillissaient de sa bouche ajouta :
« Et moi, je serais si triste que je ne manquerais pas de provoquer raz-de-marée, pluies torrentielles et inondations »
Antonin dit timidement :
« Si Lucas n’était pas là pour régler les disputes, il y en aurait tellement que pour ne plus y penser, je penserais toujours à tout autre chose, et des nuages, il y en aurait tellement que
tout l’univers, et votre planète avec, serait totalement obstrué, on ne verrait plus la lumière du soleil, ni la lumière que fait Roland, quand il a des idées »
L’inventeur, puisqu’on parlait de lui, laissa tomber :
« De toutes façons, sans Lucas, des idées, je n’en aurais plus tellement… »
Miss Tral cria :
« Et pour sûr que même notre petit Eloi arrêterait de gazouiller, si une chose si triste devait arriver. Et sans Eloi, plus d’oiseaux »
Ayant vu que gênés, nos deux aventuriers retournaient à leur fusée, Harry ajouta en riant et expulsant à la ronde comme des postillons une poignée de carambars : « Et comme disait Roland, un
carnaval sans bonbons tombés du ciel, ma foi, ce n’est pas très amusant »
Installés dans leur fusée et en route pour rejoindre, loin là bas à travers l’univers, la planète terre, Arthur et son père pensaient tous deux qu’au moins, ils auraient des choses à raconter, à
défaut de trésor. Et Arthur se disait même que finalement, une planète où existaient des choses si merveilleuses que la pluie, le vent, les nuages, les oiseaux, la lumière, l’odeur de la tarte
aux pommes et les bonbons, cela valait assurément beaucoup plus qu’un trésor. Il se disait aussi que dorénavant, pour toutes ces choses, il ne manquerait pas de crier un merci, en espérant être
entendu tout là haut, aux confins de l’univers, bien plus haut que la lune , plus haut encore que le soleil.